samedi 4 octobre 2008
N'investissez pas votre argent en zone rurale
Je suis heureux que mon témoignage puisse vous aider... il est fait pour cela.
Si je peux éviter même à une seule personne de tomber dans la même galère que moi, mes cris n'auront pas été inutiles.
Je n'espère rien pour moi... notre système est un bulledozer idiot qui écrase tout ce qui est devant lui.
Pour votre projet d'installation touristique, je vous dirais de vous méfier même si au début vous semblez obtenir des soutiens car le risque énorme des zones rurales est que si ceux qui vous aident vous abandonnent (ou s'en vont) vous vous retrouverez complétement seul. Pire si vous devez lutter contre le système dès le début... vous avez toutes les chances logiques d'être cassé par la suite.
Si vous êtes étranger, çà vous ouvre les yeux sur les réalités de la France qui est un pays d'une grande dureté à la misère cachée. Moi aussi, je suis étranger dans ce village... à 250 km de chez moi.
Les français d'un certains niveau sont des égoïstes pour la plupart qui manipulent ceux qu'ils cotoîent dans le sens de leur intérêt exclusif (bétise, et méchanceté parfois).
Oui, j'ai toujours été bien reçu dans les pays d'Europe (les seuls que je connaissent). Les allemands, les autrichiens, les belges, les hollandais, etc... sont d'un naturel bien plus accueillant que les français (je les ai cotoyé 17 ans).
La France est un pays d'une grande variété touristique pour ses paysages mais qui n'entretien pas ses villages... tout juste le minimum d'investissement pour les lieux touristiques. L'accueil en France se limite trop souvent à un sourire purement commecial dans le meilleur des cas. La sincérité est rare dans le tourisme qui brasse beaucoup d'argent.
Sûr que les mentalités ne vont pas changer... à part quelques communautés qui préservent les liens sociaux parce qu'ils sont inscrits dans leurs tempéraments et qu'ils ont su se retrouver.
Dans un monde de brutes où la justice est faîte pour et par les riches, les gens sincères, honnêtes et sociaux sont très vulnérables à la bétise qui règne partout dans ce pays.
message écrit le 28/3/2008
Dijon : la ville, c'est la vie (un habitant du Morvan)
Aujourd'hui je me suis déplacé à Dijon (250 km de route) pour trouve une solution à ma misère dans le Morvan. Je vais tenter de travailler dans des régions plus dynamique.
Ce déplacement en ville me fais du bien : voir la vitalité des gens qui s'activent.
Avant de m'installer dans le Morvan, la ville me paraissait agressive, polluée, bruyante... depuis ces 10 années de prisons où j'ai tout perdu de mon bonheur, ce voyage à Dijon me montre la ville comme l'activité, la vie.
De retour dans la Morvan, ma maison me semble bien triste et inconfortable.
Rendez-moi béton, mon appartement en région parisienne... Je ne veux pas avoir travaillé tout ma vie pour ne pas en profiter. Je veux la retraite que j'avais payé en économisant, en étant prévoyant. Je veux retrouver les sécurités, les loisirs, les sorties, les vacances.
Je ne veux pas mourir dans le Morvan.
message écrit le 4/2/2008
Aller mourir à Paris (le journal de la fin de ma vie)
8 ans d'appels à l'humanité et à la justice pour rentrer chez moi.
8 ans de fatigue et de désespérance sous le poids de l'appauvrissement
8 ans de trop, 8 ans de perdus, une vie qui s'efface sans joie, sans rien
8 ans de silence, 8 ans d'ignorance, 8 ans d'isolement...
l'absurdité de la fuite des villes pour la ruine des campagnes...
les femmes avaient raison de ne pas vouloir vivre ici...
mes amies avaient l'intelligence de rester dans leur cité,
les embouteillages ne les gênaient pas, elles s'en accomodaient...
Mes amies, mes copains... vous êtes loin...
10 ans nous séparent...
les murs, le silence de la honte.
message écrit le 1/2/2008
Les gens de la Nièvre vont gagner leur argent à Paris...
Les gens de la Nièvre vont travailler à Paris et reviennent là où ils ont leurs racines.
C'est dégueulasse qu'en sens inverse, ayant fais confiance à la Nièvre, j'y ai été détruit par la discrimination locale alors que je leur tendais la main en leur offrant mes compétences.
Que faire à 60 ans quand on est ruiné à 250 km de chez soi....
Les hommes politiques savent bien sous l'œil des caméras aller chercher à grands frais les otages à des milliers de kilomètres mais ils sont complices de ma destruction sur le territoire français dans la Nièvre.
C'est le système français qui a permis ma destruction en ne répondant pas à mes appels au secours... mon nom n'est pas connu et je ne les intéresse pas.
Détruire une vie à 60 ans est un acte criminel... la France devrait rendre des comptes aux yeux du monde.
js
message écrit le 31/1/2008
Les jeunes des campagnes vont vers les villes
- Pourquoi des gens des villes vont-ils s'abîmer à la campagne ?
La situation est pire à la campagne : pas de travail, l'isolement, la discrimination, l'incompétence, les dangers pour la santé, la dureté pour tout...
Pourquoi y allez-vous ?
Faîtes-le bilan de ce que vous allez perdre... ce que vous allez y gagner, vous n'en profiterez pas et vous y laisserez votre vie.