8 ans d'appels à l'humanité et à la justice pour rentrer chez moi.
8 ans de fatigue et de désespérance sous le poids de l'appauvrissement
8 ans de trop, 8 ans de perdus, une vie qui s'efface sans joie, sans rien
8 ans de silence, 8 ans d'ignorance, 8 ans d'isolement...
l'absurdité de la fuite des villes pour la ruine des campagnes...
les femmes avaient raison de ne pas vouloir vivre ici...
mes amies avaient l'intelligence de rester dans leur cité,
les embouteillages ne les gênaient pas, elles s'en accomodaient...
Mes amies, mes copains... vous êtes loin...
10 ans nous séparent...
les murs, le silence de la honte.
message écrit le 1/2/2008
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